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L’importance de l’allaitement maternel

Aujourd’hui, l’importance de l’allaitement maternel semble être largement sous-estimée. Le lait maternisé (lait de vache traité) est si présent dans les médias, et simplifie tellement la tâche aux mamans, qu’il est de plus en plus utilisé.

Il est si touchant de voir une jeune maman allaiter son enfant, que l’on pense souvent que le principal atout de l’allaitement maternel, soit celui du lien d’amour créé par le contact affectif.

Malheureusement, nous oublions de plus en plus que le lait maternel est le seul vraiment adapté au nourrisson, et que le priver d’une telle ressource le désavantagera durant toute sa vie.

Les bienfaits du lait maternel

Après la naissance, le lait maternel donne au bébé des messages pour sa croissance. Cette structuration demande trois ans d’allaitement dans l’idéal, six mois au minimum. Le sevrage se fera doucement à partir du sixième mois en introduisant progressivement légumes, fruits, céréales, un peu d’oléagineux et de protéines.

La composition du lait varie pendant la lactation. On distingue le colostrum (ler au 6ème jour), le lait de transition (6ème au 14ème jour) et le lait mature après le 14ème jour. Le lait mature a une composition très variable au cours du temps. Aucun lait industriel ne peut actuellement s’adapter à ce point aux besoins exacts de l’enfant.

Le lait maternel correspond exactement à la constitution biologique du bébé. Il a de multiples fonctions:

Le lait maternel a un rôle immunitaire et antiparasitaire. Par exemple, grâce à une enzyme spécifique à l’espèce humaine dont il est porteur, il est capable de détruire les parasites intestinaux tels que Cardia lambia et l’amibe Entamoeba histolytica.

Le colostrum des premiers jours et purgatif, il favorise l’élimination du méconium et diminue ainsi grandement les risques de jaunisse; il protégera donc mieux le bébé contre les infections.

Des chercheurs suédois ont découvert dans le lait maternel la présence de protéines « Alpha lactoprotéine monomérique », principe de destruction des cellules lymphotumorales.

Les protéines anticorps jouent un rôle important dans la lutte contre l’infection intestinale (germe pathogène), ce sont les lyzozymes, les gamaglobulines ou immunoglobulines.

Dans les premiers mois, de très nombreux lymphocytes et macrophages sont apportés quotidiennement dans le lait maternel, ils sont efficaces dans la défense immunitaire du bébé. Les laits traités n’en contiennent pas.

Le taux de protéines du lait de vache est trois fois plus élevé que le lait maternel ce qui le rend beaucoup trop riche pour un bébé, et la béta-lactalbumine du lait de vache devient allergisante contrairement à l’alpha-lactalbumine ou albumine du lait maternel.

Le lait de la mère contient quatre fois plus d’acide gras insaturés linoléique (omega 3), essentiel à la construction des cellules cérébrales.

Il est plus sucré que le lait de vache. Il contient 90% de lactose, qui se transforme en galactose, indispensable à la maturation du cerveau du bébé. Certains sucres (comme les oligosaccharides) sont aussi particulièrement utiles pour la maturation du tube digestif du nourrisson.

Il existe également une plus grande disponibilité naturelle des minéraux dans le lait maternel, à la condition que la mère s’alimente correctement, le bébé profitera alors beaucoup plus de ces minéraux que ceux contenus dans le lait de vache.

Les études épidémiologiques mettent en évidence d’autres avantages:

  • L’allaitement maternel protège l’enfant contre les diarrhées, les infections respiratoires et les otites.
  • Un effet sur la mort subite est actuellement débattu.
  • L’allaitement pourrait également jouer un rôle dans la protection contre le diabète, l’obésité, les caries, les mal-occlusions et la sclérose en plaque.
  • Un effet bénéfique est observé sur l’acuité visuelle des prématurés. (Les causes sont imprécises mais il y aurait un rapport avec des mécanismes immunologiques, le taux de cholestérol, le rapport zinc/cuivre, etc.)

Des bienfaits pour la mère ont également été mis en évidence:

  • Une durée d’allaitement de douze mois (dans la vie) réduit de 30 % le risque de cancer du sein durant la préménopause (représentant le quart des cancers du sein).
  • Allaiter pendant au moins deux mois réduit de 25 % le risque de souffrir d’un cancer des ovaires.

Pour conclure

L’allaitement maternel est sans aucun doute le meilleur moyen d’aider son enfant à atteindre son plein potentiel de vie. Cependant, il arrive que des pathologies empêchent la mère d’allaiter ou l’enfant de téter. Certains de ces problèmes pourront être résolus, par exemple un traitement en ostéopathie pourra permettre à l’enfant de retrouver la succion, et d’autres problèmes resteront sans solution.

Pas la peine de culpabiliser si il ne vous est pas possible d’allaiter votre enfant, il existe aujourd’hui des laits 100% biologiques qui vous permettront d’éviter les laits maternisés. Dites-vous bien qu’à notre époque, l’allaitement maternel est un facteur santé parmi tant d’autres à respecter.

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Une réponse à “L’importance de l’allaitement maternel”

  1. Birgitte Bertrand dit :

    Je vous remercie pour votre article sur l’alaitement. C’est domage q’il n’y a pas beaucoup de soutien aux mamans souhaitant nourir au sein leur bébé. Beaucoup de femmes ont peur de ne pas avoir assez de lait et sans le conseil soit d’un conseillier professionnel soit d’une proche elle se découragent quand leur bébé pleure. Il faut savoir que seulement 5% des femmes sur terre ne sont véritablement pas capable de produire le lait neccessaire pour nourir leur bébé. Le reste des femmes auraient avec le soutien neccessaire pu le faire. Merci beaucoup d’avoir porté de l’attention à ce sujet auquel on devrait preter beaucoup plus d’attention.

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